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Relevés aériens des morses dans le Nord canadien

Par
Mike Hammill

La famille des morses ne compte plus qu’une espèce, elle-même divisée en deux sous-espèces : le morse du Pacifique Nord (Odobenus rosmarus divergens) et le morse de l’Atlantique Nord (Odobenus rosmarus rosmarus) (Riedman, 1990). Autrefois largement répandus au Canada, les morses de l’Atlantique Nord étaient abondants jusqu’au golfe du Saint-Laurent et à l’île de Sable, mais ils ont disparu de ces zones vers la fin des années 1700.

Les morses font l’objet d’une chasse de subsistance au Canada. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) les a évalués comme « espèce préoccupante » en 2006. Ils sont aussi inscrits en vertu de l’annexe III de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES), ce qui signifie qu’un permis d’exportation délivré par les représentants de la CITES au Canada est requis pour exporter des produits du morse depuis le Canada.

Au Canada, les analyses génétiques permettent de répartir les morses de l’Atlantique Nord entre deux populations, une dans le Haut-Arctique et une dans le centre de l’Arctique. Ces populations sont à leur tour divisées en sept stocks aux fins de gestion. Les régions du Québec et du Centre et de l’Arctique ont effectué conjointement un relevé aérien en 2014 pour déterminer l’abondance des morses du stock du détroit de Davis et de la baie d’Hudson, dans le détroit d’Hudson et le nord-ouest de la baie d’Hudson, ainsi que celle des animaux présents dans le sud et l’est de la baie d’Hudson. Au printemps 2014, des consultations communautaires ont été organisées afin d’obtenir de l’information sur les zones où la présence des morses est connue et de définir la période optimale pour réaliser ce relevé. Il est ressorti de ces consultations que le mois de septembre semble être le meilleur moment pour les relevés. En effet, à cette période de l’année, les jours sont encore relativement longs et les conditions météorologiques sont souvent meilleures que plus tard dans l’automne. Avec l’appui du Programme du plateau continental polaire, deux Twin Otters de Havilland ont été utilisés pour effectuer les relevés.

Le décompte total de morses appartenant au stock du détroit de Davis et de la baie d’Hudson était de 2 144. Le décompte pour le stock du sud et de l’est de la baie d’Hudson n’était que de 58 individus. En ajustant les décomptes pour la proportion de la population se trouvant dans une échouerie à un moment quelconque (environ 30 % selon les études antérieures), le relevé permet d’estimer l’abondance du stock du détroit de Davis et de la baie d’Hudson à environ 7 100 animaux et celui du stock du sud et de l’est de la baie d’Hudson à 200 morses approximativement. Les chiffres semblent bas pour le stock du sud et de l’est de la baie d’Hudson, mais ils ne représentent que le premier relevé de ce groupe.

 

Mike Hammill
Sciences
Relevés aériens des morses dans le Nord canadien

  

Les relevés ont été effectués sur la côte de l’île de Baffin, une partie  de l’île Southampton et la zone de la baie Repulse dans le  nord-ouest de la baie d’Hudson, ainsi que sur la côte sud du détroit  d’Hudson et certaines parties de l’est de la baie d’Hudson et de l’île de Southampton.

Les relevés ont été effectués sur la côte de l’île de Baffin, une partie de l’île Southampton et la zone de la baie Repulse dans le nord-ouest de la baie d’Hudson, ainsi que sur la côte sud du détroit d’Hudson et certaines parties de l’est de la baie d’Hudson et de l’île de Southampton.