
Forte hausse des exportations québécoises de produits marins en 2016
Les exportations québécoises de produits marins ont enregistré des hausses significatives en 2016, principalement sur le plan de la valeur. Totalisant 21 927 tonnes, les exportations ont en effet atteint une valeur de 345,5 M$, soit une augmentation de 10 % en volume et de 21 % en valeur comparativement à l’année précédente. Deux facteurs expliquent en grande partie cet accroissement important de la valeur des exportations : la hausse des exportations de homard et de crabe des neiges à destination des États-Unis ainsi que l’augmentation des prix moyens à l’exportation attribuable à la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine.
Les principaux produits marins québécois exportés sont le crabe des neiges (40 % en volume; 44 % en valeur), le homard (14 % en volume; 28 % en valeur) et la crevette (11 % en volume; 10 % en valeur). À elles seules, ces trois espèces ont représenté 65 % du volume et 82 % de la valeur des exportations québécoises totales de produits marins en 2016. Les poissons de fond, les pélagiques, les mollusques et autres crustacés ont suivi avec une part de marché de 5 %, 2 % et 5 % respectivement.
Principaux marchés
Ce sont les États-Unis qui se sont révélés être le principal marché pour les exportations québécoises de produits marins, avec un total de 15 219 tonnes (69 % du total) et une valeur de 268,3 M$ (78 % du total). Il s’agit d’une hausse de 6 % en volume et de 17 % en valeur par rapport à 2015.
L’Union européenne est arrivée au deuxième rang avec un total de 2 582 tonnes (12 % du total) et une valeur de 36,5 M$ (11 % du total). La hausse atteint 208 % en volume et 219 % en valeur. Cette performance exceptionnelle est attribuable à une forte augmentation des exportations de crevette à destination du Vieux Continent.
L’Amérique centrale et l’Amérique du Sud se sont pour leur part classées au troisième rang avec un total de 1 857 tonnes (8 % du total) et une valeur de 11,7 M$ (3 % du total). Il s’agit d’une hausse de 26 % en volume et de 20 % en valeur.
Enfin, le quatrième importateur de produits marins québécois a été le Japon avec un total de 643 tonnes (3 % du total) et une valeur de 10,9 M$ (3 % du total). Dans ce cas, une baisse de 33 % en volume et de 20 % en valeur a toutefois été enregistrée. Elle s’explique par l’important recul des exportations de crabe des neiges à destination du pays du Soleil-Levant, le marché japonais étant de plus en plus alimenté par le crabe des neiges en provenance de la Russie.
Valeur des exportations québécoises (%/total) des principaux produits marins
par pays de destination en 2016
(Millions $) | (%/Total) | |
---|---|---|
CRABE DES NEIGES |
151,2 M$ |
|
États-Unis |
142,7 M$ |
94 % |
Japon |
7,2 M$ |
5 % |
Autres pays |
1,3 M$ |
1 % |
HOMARD |
98,3 M$ |
|
États-Unis |
90,0 M$ |
92 % |
Union européenne |
6,8 M$ |
7 % |
Autres pays |
1,5 M$ |
1 % |
CREVETTE |
33,7 M$ |
|
Union européenne et autres pays |
26,4 M$ |
78 % |
États-Unis |
7,3 M$ |
22 % |
Source : Banque de données EXIM, Statistique Canada
Historiquement, les États-Unis et le Japon sont les principaux acheteurs de crabe des neiges en provenance du Québec. En 2016, leur part de marché respective s’est élevée à 94 % et 5 %. En ce qui concerne le homard, les importateurs les plus importants ont été les États-Unis avec une part de 92 %, suivis de l’Union européenne – principalement l’Espagne et la France – avec 7 %. Quant à la crevette nordique, l’Union européenne a accaparé 78 % des exportations québécoises, suivie des États-Unis avec 2 %. Soulignons que le marché européen représente le plus important marché de la crevette canadienne – et québécoise – cuite et décortiquée. Plus précisément, le Royaume-Uni et le Danemark sont la porte d’entrée de la crevette nordique congelée et décortiquée. Par la suite, la crevette est réexportée vers d’autres pays européens ou ailleurs dans le monde.
Diversifier les marchés d’exportation
Mentionnons en terminant que les marchés d’exportation de produits marins québécois souffrent globalement d’une faible diversification géographique. Une bonne diversification réduirait le risque de voir les exportations s’effondrer lorsque le marché principal – en l’occurrence les États-Unis – connaît des difficultés économiques. Elle offrirait la possibilité de compenser la mauvaise performance sur un marché par de bonnes performances sur d’autres. Souhaitons donc que le Québec parvienne à diversifier davantage ses marchés d’exportation de produits marins dans l’avenir.
Martial Ménard
Services stratégiques

Ventilation de la valeur des exportations québécoises de produits marins en 2016 (Pourcentages entre parenthèses : Variation 2016/2015)
Par principales espèces (millions $)
Source : Banque de données EXIM, Statistique Canada

Ventilation de la valeur des exportations québécoises de produits marins en 2016 (Pourcentages entre parenthèses : Variation 2016/2015)
Par principaux marchés (millions $)
Source : Banque de données EXIM, Statistique Canada